9 août 2016

Surtout, dites nous quand vous avez mal.

Nous sommes dans un petit hôpital du sud de la France dans un service d'urgences en pleine nuit.

Je m'y rends pour des difficultés respiratoires.

Après avoir été 1h dans un  box, étant stabilisée, je suis placée dans le couloir.


Nous sommes plusieurs patients dans le couloir des urgences. 

Certains profitent de l'occasion pour dormir tandis que d'autres feuillettent un livre.  
Un patient écoute la radio. Quand à moi je surfe sur mon téléphone portable.

Chacun passe le temps comme il peut.

Notre tranquillité relative est bercée par des plaintes de Mme A.

Elle se plaint de douleurs. Elle ne cesse de dire qu'elle a mal. Dès qu'une personne passe dans le couloir, elle lui dit qu'elle a mal. 

Ça fait bien une heure que je me trouve dans le couloir. Les plaintes continuent.

Plus personne n'entend Mme A.

Dans le même temps, Mr B. un patient douloureux arrive dans un box. 

L'équipe s'affaire autour de Mr B. Il souffre beaucoup. 

Mme A. elle,  continue à se plaindre de plus en plus fort. Elle gémit. 

Les plaintes commencent à devenir cris.

Les cris deviennent des pleurs.

Pendant ce temps, on soulage Mr B.

Enfin, un infirmier va voir Mme A.

Il lui dit qu'elle ne peut pas crier comme ça et déranger tous les patients. 

Elle lui réponds en pleurant qu'elle a mal. 

Mr  B est soulagé. L'infirmière quitte son box en disant: 

Surtout, dites nous quand vous avez mal.


L'infirmier s'occupe de Mme A. et lui donne des antalgiques. 

Elle finit par s'endormir. Tranquille. Soulagée.

Toutes les douleurs sont légitimes. 




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